Au premier démarrage, on note la présence dʼune palette restant au premier plan :

Dʼun clin dʼœil, elle vous permet de lancer la sélection à partir du curseur sans devoir sélectionner le texte en cliquant sur son carré vert (icône de lʼapplication), puis sur la droite, de consulter le mot sélectionner dans le dictionnaire, de rechercher les synonymes et contraires en cliquant sur les poupées russes, de conjuguer le verbe sélectionné et découvrir de nouveaux mots au hasard. Le dernier bouton permet dʼinterrompre la surveillance du texte. Une fonction capitale, car si vous souhaitez écrire un texte dans une autre langue, le petit ProLexis se fera une joie de corriger chacun des mots “faux” à la volée, ce qui promet de belles prouesses et un texte sortant incompréhensible des plus hilarants. Si bien entendu, cette fonction est délirante dans ce contexte-ci, elle sʼavère redoutablement efficace une fois utilisée comme prévu. Un petit tableau apparaît dès quʼun mot est écrit faux, comme ceci :

Il disparaît après quelques secondes en poursuivant la frappe et avez accepté une proposition dans “corrections alternatives”. Le tableau étant au premier plan, une simple pression des touches fléchées vous évite dʼutiliser la souris. La correction automatique ne prend pas en compte les corrections grammaticales. Si vous tapez “la tableau” par mégarde, le correcteur ne le verra pas. On peut donc lʼutiliser les yeux fermés lorsquʼon est sûr de sa frappe avec des étourderies (inversion de lettres, double lettre, double accent, mot inconnu, etc.), mais il faudra lancer le correcteur pour une révision définitive.
Le petit ProLexis fonctionne dans toutes les applications courantes avec traitement de textes : iWork, OpenOffice.org, TextEdit, Word, Mail, Keynote, etc.
Lʼinterface du petit ProLexis est comprise dans une seule fenêtre, divisée en catégories, on peut donc voir tout en un clin d'œil :


Plus en détail, nous avons la “carte dʼidentité” du mot avec ses possibles écritures au singulier, au pluriel, la césure (très pratique pour la rédaction de poésies) et la fréquence dʼutilisation par millions de mots, ce qui donne une idée de la richesse du vocabulaire écrit.
La définition sʼaffiche avec des exemples bien séparés, lʼinterface du petit ProLexis étant très colorée.
Autour du mot, propose des expressions particulières attachées à ce mot ou des tournures de phrases uniques. Dans notre exemple, il nʼy a quʼun proverbe attribué au printemps, en revanche, pour un mot comme “pot”, on y trouve dʼinnombrables locutions et expressions en tout genre. Il suffit de cliquer sur les onglets pour les lires :


Toutes les sections ont des onglets, sauf les définitions qui affichent tout dʼune traite. Si la fenêtre est particulièrement longue avec énormément dʼaffichages de définitions et synonymes, on accède directement à une section particulière avec les boutons en haut de la fenêtre sans recourir aux ascenseurs de la fenêtre.
Un petit bouton bien pratique pour les malvoyants permet dʼagrandir lʼensemble des caractères. Il est situé en bas à droite :
Presser le bouton 1:1 remettra le texte à lʼéchelle par défaut.
Sur la gauche, les mots ascendants et descendants les plus proches du dictionnaire sʼaffichent pour simplifier la recherche en cas de proximité phonétique dʼun mot inconnu ou dʼhomonymie.
Une fonction “fouiller” permet de retrouver plus facilement de tels mots ou encore les mots commençant/finissant par certaines lettres, etc.
Lʼhistorique vous révélera les mots recherchés dernièrement.
Avant de passer à la correction proprement dite, voyons deux aspects ludiques au petit ProLexis. Lʼun sʼappelle “Résoudre” et lʼautre “Jouer”, tous deux se trouvent sur la droite en cliquant sur les doubles flèches. La fonction résoudre assiste les joueurs pour les jeux de mots croisés. Inscrivez le nombre de lettres recherchées, les lettres dont vous disposez et le petit ProLexis trouvera toutes les solutions pour vous.
Si vous êtes un fan des “chiffres et les lettres” ou encore de “Motus”, ou de mots croisés, la fonction “jouer” vous permet de revivre ces instants avec des niveaux de difficulté croissants. Le petit ProLexis propose six jeux :


Faites rouler les dés pour voir apparaître de nouveaux défis, laissez-vous aidés par des indices, modelez à votre gré le niveau de difficulté.
La fonction la plus importante est la correction grammaticale et orthographique dʼun document. Lorsque le document possède de nombreuses pages, le petit ProLexis le pagine pour gagner en vitesse dʼexécution.

Certaines applications “intégrées” profitent au maximum des fonctions de Mac OS X en sʼimmisçant à lʼapplication, dans lʼexemple ci-dessus, avec Pages.
La correction est clairement affichée et définie par une bulle jaune qui vous indique précisément le problème rencontré.

Le petit ProLexis est assez futé pour proposer des mots similaires lorsque celui-ci est inconnu. Il nʼest donc pas nécessaire de corriger le mot par soi-même, à moins bien entendu que le mot soit formidablement mal orthographié, au point quʼaucune suggestion nʼapparaisse.
Dans lʼensemble, la correction est des plus efficaces, il reste toujours le problème, non exhaustif à ProLexis, de lʼincompréhension de certains sens de phrases, sur lesquelles, seul lʼœil humain peut intervenir.
Des petits boutons dʼaides sʼaffichent dans le panneau de correction, qui permette dʼactiver lʼanalyse de la ponctuation, de modifier les couleurs de correction par défaut, dʼafficher le dictionnaire, etc. Des boutons pour se rendre au mot suivant ou dʼapprentissage de mots nouveaux apparaissent, même si lʼapplication nʼest pas intégrée à ProLexis (comme un texte corrigé dʼune page web). Si une erreur se répète tout du long du document, le bouton “… x fois” indique ce nombre et permet dʼauto-corriger lʼensemble des fautes pour accélérer la lecture.
Dans le cas dʼun texte analysé non intégré au petit ProLexis, un bouton vous demandera si vous souhaitez le copier au presse-papiers pour lʼinsérer à lʼendroit voulu (les champs de textes dans les navigateurs web par exemple). On peut régler le comportement du logiciel depuis ses préférences pour quʼil le fasse automatiquement.

Les longs textes ne sont pas un problème pour le petit ProLexis, de même lorsquʼune faute est corrigée “faussement”, tel que: “Un nouveau emplacements”, il vous proposera dʼabord de corriger “emplacement” au singulier, puis se rendra immédiatement compte quʼil faut inscrire “nouvel”, ce qui fait quʼil sʼadapte de suite aux circonstances de ses propres corrections plutôt que de laisser une fois le mot corrigé. Dans de rares cas, cela ne passe pas (voir points négatifs, en bas de page).
Lʼapplication propose un “explorateur de français”, qui bien quʼaffichant des notions parfois basiques, permet aisément de se replonger dans le bain des bases du français ou de sʼassurer que telle ou telle notion est correcte. Par exemple, devant le chiffre 1, dit-on près de 1 km ou près dʼ1km ? Cʼest ce à quoi sert lʼexplorateur, toujours bon à avoir sous le coude.

Les préférences du petit ProLexis sont disponibles depuis lʼicône de lʼapplication dans le Dock, ou bien dans la barre menue lorsquʼune application texte est ouverte. De même, vous pouvez faire apparaître ou disparaître la Palette dans ce même menu. Cʼest également ici que vous atteindrez lʼexplorateur de français. Pour la recherche dans le dictionnaire dʼun mot ou la correction dʼun texte, le petit ProLexis est intégré au menu contextuel. Un clic droit sur le mot permet dʼeffectuer les deux actions.

Les options intéressantes sont lʼajout automatique dans le dictionnaire de mots inconnus répétés plus de x... fois (seuil défini par lʼutilisateur), et la saisie rapide. Cette fonction surpasse les correcteurs de saisie rapide intégrés aux applications traitement de texte. Si vous devez inscrire souvent des mots compliqués comme “anticonstitutionnellement” pour proposer un exemple extrême, il vous suffit de taper quelques lettres: “anticons” (sans être vulgaire) puis de presser la touche ESC (échap.) pour que sʼaffiche une petite palette de propositions que lʼon sélectionnera aux touches fléchées et confirmera par la barre dʼespacement. Ceci permet de conserver la fluidité dʼécriture. Cette fonction peut être étendue avec le mode “sandwich” qui permet de définir la fin dʼun mot. Ainsi, en écrivant antimt, le petit ProLexis comprend que le mot commence par “anti” et se termine par “ement”, sa contraction étant “mt”, qui lorsquʼon presse la barre dʼespacement, fait sʼafficher la palette automatiquement, et il suffit de choisir le mot au clavier, puis poursuivre sa frappe.
Un point très fort donc du petit ProLexis, car il permet dʼécrire rapidement nʼimporte quels mots du dictionnaire de la même manière, contrairement aux contractions que lʼon doit souvent créer soi-même dans les applications textes.

Les détracteurs de SMS auront les cheveux hérissés quant à la 3e fonction dʼautocorrection, qui toutefois sʼavérera utile pour des métiers où la saisie rapide est légion (journalisme, éducation, etc.). Grâce à la technologie SpeedWrite©, vous pouvez taper “tt c q j ve tj fr” et le petit ProLexis écrira: “Tout ce que je veux toujours faire”. Ces raccourcis ne sont cependant pas éditables, impossibles donc dʼapprendre au dictionnaire dʼécrire toujours à partir de “tjs”, il faudra pour cela passer par la fonction dʼapprentissage intégrée au traitement de texte.
Une autre fonction très pratique est lʼactivation dans les préférences de la recherche intuitive, qui permet de retrouver un mot même sʼil est mal orthographié. Difficultés :
Il est un peu déroutant au départ de voir lʼicône du petit ProLexis partout en même temps: sur une palette flottante, deux fois dans la barre menue avec deux icônes différentes, dans le Dock, dʼautant que si lʼon quitte lʼapplication dans le Dock, elle reste dans la barre menue. Le petit ProLexis nʼest pas situé dans le dossier “Application”, inutile de rechercher à l'aide de Spotlight pour lʼouvrir à nouveau. Si la palette est fermée, le seul moyen de la rouvrir est de passer par une application textuelle affichant le logo dans la barre menue pour cliquer sur les préférences ou de rechercher “Diagonal Menu”. Autrement, la recherche Spotlight montrera les “bundle” avec lesquels le petit ProLexis est lié pour la correction (Keynote, CocoaApp, etc.), mais les sélectionner nʼaura aucun effet. Le panneau flottant peu gêner à force de toujours rester au premier plan, mais celui-ci se ferme aisément sans se désactiver.
Lors de la correction dʼun texte, si un mot est changé dans le texte original, il nʼy a aucune réaction. Pour que les corrections soient prises en compte, il faut cliquer sur un mot souligné dont le petit ProLexis aurait découvert une faute, autrement, il ne réagira pas. Lʼutilisation des touches Ctrl-A et Ctrl-Z pour inclure un mot au dictionnaire personnel ou annuler plutôt que cmd-A/Z sous Mac lorsque la fenêtre dʼauto-correction apparaît est une habitude à prendre, plutôt difficile aux habitués du clavier. Conclusions :
Le petit ProLexis est un outil très fiable. Avec un peu dʼhabitude, on peut écrire les yeux fermés. Il sʼadapte rapidement à vos habitudes de frappes, et les fonctions qui se doivent dʼêtre rapides (ajout dʼun mot au dictionnaire, correction automatique) sont transparentes et effectuées en un éclair entièrement à lʼaide de raccourcis claviers ou des touches fléchées pour maintenir une continuité dans la frappe, très agréable. Il est également très pratique pour vérifier la conjugaison des verbes et la suggestion de mots contractés et un pur plaisir pour les mots compliqués à écrire.
Le petit ProLexis, qui dispose de moins de définitions que son grand frère, recensant tout de même 625 000 mots, est disponible aux Éditions Diagonal pour 99€.
Points positifs :
- Très intégré à Mac OS X.
- Affiche les fautes de plusieurs couleurs pour les différencier (grammaire, orthographe, ponctuation)
- Continuité dans la frappe une fois le comportement de lʼapplication cernée.
- Correction ultra-rapide à la volée
- Saisie rapide de mots longs par des raccourcis intuitifs et des contractions logiques
- Jolis effets dʼanimations pour la correction et des indications très visibles et colorées.
- La conjugaison des verbes est complète et clairement structurée.
- Lʼapplication est très stable.
- Très paramétrable.
Points négatifs :
- Quatre icônes dʼapplication, à la fois : dans le Dock, en palette et 2x dans la barre menue. Cela rend le tout confus et utilise des ressources inutilement.
- La recherche dʼun nouveau mot oblige lʼutilisateur à cliquer sur la croix dʼeffacement, la saisie sʼaffichant directement durant la frappe plutôt par pression sur la touche “Entrée”.
- La recherche Spotlight de ProLexis donne sur des bundle mais pas lʼapplication. Lʼapplication sʼappelle “Diagonal Menu” qui sʼaffiche vers la montre.
- Pagination du correcteur, mal présentée et quelque peu rigide en contraste aux animations et reconnaissances fluides.
- Dictionnaire des noms propres très peu fournis, quasi inexistant, à part des noms de régions.
- Des erreurs parfois saugrenues se produisent, comme la découverte dʼun caractère interdit (un espace) qui est immédiatement corrigé par la proposition de rajouter un espace. Lʼutilisation du bouton “corriger” amène à une boucle sans fin.

Le Petit ProLexis
MàJ:
Le dictionnaire personnel permet de créer des abréviations telles que "tjs" pour toujours ou ""bcdt" pour "Bien cordialement"
Suite à une contradiction, la pagination est "bien présentée", mais le bouton "Analyser la suite du texte" n'est pas aussi clairement inscrit qu'on pourrait l'attendre, bien qu'il se trouve en bas du texte en train d'être corrigé.
L'erreur en boucle est certainement un bug, quelques utilisateurs n'ayant pas eu ce problème selon leurs précisions.